La Trilogie Cornetto d’Edgar Wright – L’analyse de M. Bobine

Considéré tant par ses détracteurs que ses admirateurs comme un formaliste certes talentueux, mais qui n’a pas grand chose à dire, il y a pourtant plus à voir sous la surface du cinéma d’Edgar Wright qu’il ne paraît. Comme nous allons le voir, si les films de la trilogie Cornetto ne sont pas ce qu’on pourrait appeler des films politiques, ils portent néanmoins une certaine réflexion sur les genres dont ils s’inspirent et sur l’idéologie qu’ils véhiculent.

Conçue comme trois films indépendants mais écrite par le même duo Simon Pegg et Edgar Wright, la Trilogie Cornetto comprend donc Shaun of the Dead, Hot Fuzz et The World’s End. Si ces trois films ont hérité du titre de « trilogie », c’est parce qu’au-delà d’une référence aux glaces Cornetto, on y trouve des acteurs récurrents, des plans récurrents, des gags récurrents, des bruitages récurrents et même des jeux d’écritures tout aussi récurrents.

Mais surtout, les trois films sont construits autour d’un même ressort narratif consistant à reprendre des genres cinématographiques relativement codifiés pour y inclure une dimension comique : le film de zombie pour Shaun of the Dead, le buddy-movie policier pour Hot Fuzz et le film de bodysnatcher pour Le Dernier Pub avant la fin du monde.

Et pour compléter cet épisode, nous avons enregistré un podcast consacré au génie anglais !

La trilogie Cornetto : l’analyse de Monsieur Bobine
Réalisation, voix, montage : Julien Pavageau
Écriture, recherche : Aurélien Noyer

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