Le podcast – 8 : Des seins animés

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Le Vent se Lève, le dernier film de Hayao Miyazaki, sorti chez nous le 22 janvier dernier, est sans aucun doute son film le plus adulte. Il s’adresse à un public nécessairement plus mature, étant à même de comprendre les enjeux de son récit. Parallèlement, le film d’animation Minuscule (2014) fait son petit succès, en s’adressant clairement à un public plus enfantin. Enfin les mastodontes comme Pixar, Disney ou Dreamworks tentent avec plus ou moins de réussite de draguer un public le plus large possible en proposant divers niveaux de lecture. A qui s’adressent désormais les films d’animation ? Les enfants d’hier ont-ils le même regard que ceux d’aujourd’hui ? Et pourquoi y a-t-il des tentacules dans les animés hentai ?

Des seins animés, des Poneys sauvages et autres princesses lesbiennes

Les premiers dessins animés ne sont effectivement pas réservés aux enfants, il s’agit plutôt d’attirer un public familial. Les formats courts sont le plus souvent des premières parties avant les informations et le film proprement dit. Mais la récurrence des adaptations de contes pour enfants, les couleurs (rares encore à l’époque dans les films “sérieux”), et les libertés visuelles qu’il permet font glisser petit à petit le film d’animation dans le territoire du public enfantin. Cependant des tentatives sont faite pour l’en sortir. Ainsi Walt Disney après le pari un peu fou mais réussi de Blanche Neige (1937), et quelques autres films, essaie rapidement de lancer un projet plus personnel avec Fantasia (1940). Mais l’échec relatif du film et la seconde guerre mondiale stoppent net ces tentatives.

Fantasia : la Symphonie PastoraleFantasia : la symphonie Pastorale et ses centaures dévêtues

Les tentatives de faire sortir ce cinéma du tout public se réfugie donc dans la contre culture, comme avec Fritz the cat (1972), premier film d’animation interdit au moins de 17 ans aux États-Unis. Ce genre de films restent cependant des anomalies, et il faut attendre la fin des années 1990 pour qu’un série aussi trash que South Park (1997) soit réellement sur le devant de la scène.

Tandis qu’au japon, si l’industrie de l’animation se développe sous l’égide d’Osamu Tezuka, Astroboy (1963), elle prend très rapidement son essor et s’extrait du genre enfantin ou même familial, puisque les années 80 voient la production de films comme Le Tombeau des Lucioles (1987). Il faut noter aussi l’apparition des OAV, et donc du hentai, qui n’est définitivement pas pour les enfants. En France, pays ou l’animation est, dans l’esprit du public, exclusivement réservée aux enfants, la réactions aux productions japonaise fut particulièrement gratinée :

Un phénomène qui en revanche semble récent, c’est, dans les années 2000, l’apparition de série animées destinées aux enfants mais qui est ensuite récupéré par un public adulte. Les exemples les plus emblématiques sont Bob l’Éponge (1999) et My little pony : Friendship is magic (2007), qui ont vu se développer une communauté de fans, et un merchandising directement à leur destination.


The dude fait une apparition dans un dessin animé pour petite fille


Bob l’Éponge, probablement une des meilleure comédie des années 2000

Le constat que l’on peut faire sur l’animation d’aujourd’hui est donc le suivant : si la grande majorité des réalisations s’adresse toujours en priorité aux enfants, on ne peut plus dire que ce type de cinéma leur soit réservé. Mais au fait depuis quand est ce le cas ? Et finalement le cinéma d’animation n’est il pas amené à terme à transcender les classes d’âge comme le cinéma traditionnel, au point que la question ne se posera même plus ?

M. Bobine nous donne un exemple d’un film qui ne s’adresse pas qu’aux enfants : Happy Feet de George Miller :

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