Sea Fog : Les Clandestins de Shim Sung-bo, l’analyse de M. Bobine

Sea Fog : les clandestins est le premier film du réalisateur coréen Shim Sung-bo. Si ce nom ne vous dit rien, ce n’est peut-être pas le cas de celui du producteur et co-scénariste de Sea Fog, également réalisateur de films comme Snowpiercer ou Parasite, et accessoirement, un de nos chouchous chez le Ciné-club de M. Bobine, j’ai nommé Bong Joon-ho. S’il est impossible de ne pas déceler l’influence de Bong Joon-ho dans ce premier film, il serait injuste de lui attribuer la réussite de Sea Fog, car cette tragédie tirée d’un fait divers survenu en Corée du Sud est une histoire qui tenait à cœur à Shim Sung-bo, le scénariste de Memories of Murder.

En effet, loin de se cantonner au genre de la chronique social, le premier film de Shim Sung-bo s’aventure vers un registre plus universel, voir plus fantastique, dès lors qu’une brume épaisse ne vienne radicalement transformer l’ambiance du film. De la même manière, le réalisateur coréen puise son inspiration dans des œuvres radicalement éloignée de la chronique sociale, comme le Fog de John Carpenter, Les Dents de la Mer de Steven Spielberg ou encore le Moby Dick d’Herman Melville dont Spielberg s’est inspiré pour le personnage du capitaine Quint.

Malheureusement, le cinéma Coréen peine encore à s’exporter chez nous et le moins que l’on puisse dire, c’est que Sea Fog est un peu passé sous les radars de la critique et du public à sa sortie. On espère alors vous donner envie de découvrir ou de redécouvrir cette petite perle !

On vous invite également à regarder notre épisode du Ciné-club de M. Bobine dans lequel nous faisons une analyse croisée de Parasite de Bong Joon-ho et de Gone Girl de David Fincher !

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