Scott Pilgrim Vs the World d’Edgar Wright, l’analyse de M. Bobine

Aujourd’hui, Scott Pilgrim d’Edgar Wright est majoritairement considéré comme l’un des plus gros flops injustifiés des années 2010 ainsi qu’une œuvre séminale dont on retrouve encore les échos au cinéma aujourd’hui (notamment dans Spider-Man: Into the Spider-Verse dont nous avions parlé dans notre rétrospective des années 2010 ainsi que dans un live consacré à Phil Lord et Chris Miller).

Et oui, Scott Pilgrim fait part de ces films qui, à l’instar de Speed Racer des sœurs Wachowski, ont poussé très loin l’hybridation entre les langages du cinéma, du comic book et du jeu vidéo, au point qu’on les a souvent rangé dans la case des œuvres formelles, voire même un peu démonstrative. Si Scott Pilgrim est une adaptation assez fidèle du comic book éponyme de Bryan Lee O’Malley, on pourrait voir dans ce film de commande, un simple exercice de style, ou une manière pour Edgar Wright de lancer sa carrière Hollywoodienne. Mais comme vous vous en doutez, le réalisateur Britannique ne s’est pas moins impliqué dans cette adaptation que dans sa trilogie Cornetto, et il va trouver un moyen d’imprimer sa marque sur le récit de Bryan Lee O’Malley : il va tenter de rendre son Scott Pilgrim le plus réaliste possible… Ce qui peut paraître bizarre dans un film ou les méchants ont des super-pouvoirs et explosent en laissant des pièces derrière eux une fois vaincus… Mais évidemment, il y a une raison à cela !

Et pour une fois, cet épisode a un petit lien avec l’actualité parce qu’en attendant son prochain film de fiction : Last Night in Soho, Edgar Wright nous offre un documentaire sur les mythiques Sparks Brothers qui est sorti cette semaine dans une poignée de salle française !

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