Le cinéma de Michael Bay par M. Bobine – partie 2

Le monde se divise en deux catégories : ceux qui aiment Michael Bay, et ceux qui le détestent. Mais tout le monde s’accorde à dire que son style est reconnaissable au premier coup d’œil. Et si Michael Bay était en fait, un véritable auteur ?

L’une des caractéristiques des Auteurs avec un grand A, c’est qu’ils ne se contentent pas d’enchaîner les commandes, comme le premier Ron Howard venu. Non, ils construisent une Œuvre, dont les différentes pièces se font échos entre elles, témoignant au passage de l’évolution de leur créateur. Évidemment, le cinéma de Michael Bay ne fait pas défaut.

Après avoir couvert la première partie de la filmographie de Michael Bay, de Bad Boys à Bad Boys 2, M. Bobine s’intéresse maintenant au moment ou Michael Bay quitte le giron du studio de Jerry Bruckheimer pour voler de ses propres ailes. Si de prime abord, rien ne semble avoir changé dans la filmographie de notre pyrotechnicien favori, en 2013, Michael Bay va de nouveau surprendre son monde en sortant un “petit film” à 26 millions de dollars, juste après avoir enchaîné coup sur coup trois épisodes de la méga franchise Transformers. Il s’agit de Pain and Gain, un film qui questionne l’Amérique et ses mythes et qui se déroule à Miami en 1995 … soit le décor et l’année de sortie de son premier film, Bad Boys.

Bay et Pain & Gain, c’est la rencontre entre un auteur et son sujet. Une authentique réussite où la mise en scène hypertrophiée et fantastmatoire du bonhomme est pour une fois parfaitement raccord avec ce qu’il filme, mais aussi une clé qui nous permet de comprendre la cohérence derrière la filmographie tortueuse de Michael Bay.

Michael Bay : l’analyse de Monsieur Bobine :
Réalisation, voix, montage : Julien Pavageau
Écriture : Cyril Rolland, Julien Pavageau

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